Les derniers chiffres publiés ici et là (APEC, mensuel courrier cadres etc…) font apparaître pourtant que les jeunes diplômés ont compris qu’il valait mieux « voyager » pour décrocher un 1er emploi de cadre : ils ont été 15,7% *à s’expatrier en 2013.
De même que la mobilité est entrée dans les pratiques des « décideurs » (étude cabinet Deloitte) puisqu’ils seraient plus de 20% a avoir changé de poste l’an passé et encore plus à envisager une mobilité à moyen terme, non pas pour avoir un meilleur salaire pour plus de responsabilité, d’intérêt au travail et une meilleure perspective de carrière.. Bien sur, les profils les plus recherchés (fonctions commerciales, Bif Data, développeurs informatiques…) sont les plus concernés. L’époque où un cadre faisait toute sa carrière dans la même entreprise est bien révolue, du fait même que les entreprises qui durent sur une vie entière deviennent vraiment un objet de curiosité paléontologique…
Les cadres représentent 3,7% des personnes en recherche d’emploi répertoriées ; ce qui veut dire bien plus, si on considère le volume d’anciens dirigeants et cadres qui tentent de créer une activité, qui se positionnent « consultant » en attendant une opportunité. Il me semble que notre région, toujours victime de son image « paillettes », véritable miroir aux alouettes de l’emploi, compte au taux bien plus élevé de cadres dans ce cas là...
En région PACA, le nombre de chômeurs* s’établit fin janvier 2014 à 321.400 contre 304.900 fin janvier 2013, soit une augmentation de 5,4% sur un an. Au niveau des départements, ce sont les Alpes-Maritimes qui obtiennent le plus mauvais résultat en janvier. Le chômage continue à courir y plus vite que la moyenne nationale : +04% avec 63.378 demandeurs d’emplois de catégorie A.
*courrier cadres de dec13/janvier 2014, mentionné par WebTime Media.
Une fois encore, les statistiques du Pôle Emploi indiquent que les « sorties de chômage », elles, sont en nette baisse avec une forte progression du nombre de chômeurs de plus de 50 ans (+1%) et de chômeurs de longue durée. On se pose donc la question : pourquoi sous le soleil, les entreprises s’intéressent si peu aux profils 45 et +… ? Comme si, leur place était définitivement à la plage……