Anne Guigou était directeur du développement du marketing international chez un géant pharmaceutique.
Olivier Perraud était vice-président, en charge du développement et des offres de l’activité signalisation d’un poids lourd du transport.
Carlo Uzan, lui, oeuvrait comme patron des systèmes d’informations d’une multinationale, spécialiste de l’environnement, depuis l’Arabie saoudite.
Tous ont des parcours fulgurants, assortis de diplômes prestigieux et d’expériences du pouvoir, y compris à l’étranger : Chicago, Londres, Shanghai, Djedda... Pourtant, depuis quelques semaines, ces dirigeants sont en « transition professionnelle ».
A l’heure où la France compte 2,8 millions de chômeurs, ces élites ne sont plus à l’abri d’accidents de parcours. Quel que soit leur rang, nombre de patrons sont remerciés, parfois brutalement. « Souvent, les raisons de leurs départs sont déconnectées de leurs compétences : changement d’actionnaires, réorganisation, rachat d’entreprise, nouvelle stratégie... », juge Michel Prudhomme, président de L’Espace Dirigeants, qui accompagne des cadres de haut vol en recherche d’emploi. En 1992, ce polytechnicien, ex-directeur informatique de Siemens, a subi un plan social : « J’avais quarante-cinq ans, je l’ai vécu comme un drame. Et puis, j’ai réalisé qu’il y avait un avenir. Aujourd’hui, je sais que c’est la meilleure chose qui me soit arrivée. »
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Les Échos
Ne pas hésiter, donc, à rejoindre un cabinet d’outplacement ou, le cas échéant, une association comme l’Avarap. Il faut aussi activer ses réseaux.
Source :
LES ECHOS du 14.2.2012 - Comment rebondir lorsqu’on a été dirigeant
LAURANCE N’KAOUA, Journaliste